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LIBERTÀ PER TUTTI I PATRIOTTI |
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Le
CAR lance un appel à soutien :
Chers compatriotes chers amis,
ils ont besoin de vous, nous avons besoin de vous, vous qui êtes
tous les jours, à l'écoute des souffrances de nos frères incarcérés.
Nous avons besoin de votre présence à nos manifestations
revendicatrices quand cela vous sera possible, mais nous avons aussi
besoin pour continuer à développer nos actions de solidarité envers
les patriotes corses de votre participation financière. Aussi nous
vous invitons à l'orée de cette année nouvelle à consulter notre
site et à y effectuer des achats de soutien via la boutique du
C.A.R. ou bien de procéder à un don en ligne à partir de 5€ sur ce
même site.
Ghjuvan'Maria
Poli
Porta Voce
C.A.R
La boutique de l'Associu Sulidarità
en ligne
http://www.associu-sulidarita.org/ |
Le CAR dénonce la persécution
policière contre une mère de famille
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Le
30 Avril 2008 :
(
www.car-corsica.com )
Le CAR dénonce la persécution policière dont
est à nouveau victime aujourd’hui une mère de famille.
La santé précaire de cette personne, déjà mise a mal
par une difficile et longue maladie, est gravement et inutilement
mise en danger par les incessantes et traumatisantes
interpellations ou convocations judiciaires.
Le CAR apporte son total soutien à cette personne et
exige que l’on mette fin à de telles pratiques.
Source photo :
www.car-corsica.com ,
Carcorsica, Archives du site.
Source info :
CarCorsica
©Comité
Anti Répression
Vos
réactions sur cet article ici :
http://forucorsu.unita-naziunale.org/viewforum.php?f=9 |
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Nouvelles interpellations jeudi et
vendredi, le CAR appelle à un rassemblement
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Le
25 Avril 200 :
(
www.car-corsica.com )
Les vagues de rafles sur les militants nationalistes
continuent et s’intensifient chaque jour. Apres les lamentables et
inadmissibles opérations policières de ces dernières heures, de
nouvelles arrestation au quotidien se succèdent sans discontinuer.
Certaines d’entre elles concernent des femmes dont
une, enceinte de 8 mois et une autre qui livre actuellement un
difficile combat face à une grave maladie.
Le CAR dénonce les persécutions sciemment organisées
contre ces hommes et ces femmes de notre peuple dont le seul tord
être de vouloir affirmer leur sentiment national ou d’être des
proches de militant ou sympathisants de la cause patriotique.
Le CAR appel à un rassemblement de soutien ce soir
devant le commissariat à partir de 20 heures.
Source photo :
www.car-corsica.com ,
Carcorsica, Archives du site.
Source info :
CarCorsica
©Comité
Anti Répression
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Comité Anti Répression Corse : Solidarité
avec les syndicalistes Kanaks de l'USTKE
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Le
21 Avril 2008 :
(
www.car-corsica.com )
Le Comité
anti-répression (CAR) condamne avec fermeté les peines de prison
ferme rendues aujourd’hui par la Cour coloniale de Nouméa à
l’encontre de nos camarades du syndicat indépendantiste USTKE.
L’Etat français a la
mémoire courte et joue avec le feu, à quelques semaines de la triste
commémoration du massacre d’Ouvéa, la condamnation des membres de
l’USTKE ne va pas dans la voie de l’apaisement et de la paix sociale
en Kanaky. Comme en Corse, où deux militants du STC encourent des
peines de trente ans dans l’affaire du Pascal Paoli.
En tant que militants
corses, il est de notre devoir d’exprimer notre solidarité avec nos
frères et sœurs kanaks dans leur voie vers l’indépendance.
Le C AR
dénonce une nouvelle fois la criminalisation du mouvement social
kanak par la justice coloniale française. Nous exigeons l’abandon
des peines de prison pour les syndicalistes kanaks, ainsi que
l’arrêt de toute poursuite à leur encontre et l’ouverture immédiate
de négociation avec l’entreprise CARSUD, filiale de Véolia
(multinationale française qui opprime les peuples de Corse jusqu’en
Nouvelle-Calédonie).
Cumitatu contr’à A
Ripressione
Source photo :
www.car-corsica.com ,
Carcorsica, Archives du site.
Source info :
CarCorsica
©Comité
Anti Répression
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Reportage de France 3 Corse sur la
conférence de presse et sur les arrestations "Guantanamo"
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Conférence de presse du C.A.R dans son
intégralité
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Texte de la conférence de presse du
CAR
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Le
23 Avril 2008 :
(
www.car-corsica.org )
Nous sommes seulement à quelques
jours de la date anniversaire de la bataille de Ponte Novu, ou il y
a de cela 239 années de nombreux et valeureux patriotes livraient
une ultime bataille pour défendre la liberté de notre peuple face à
l’obscurantisme colonial français de l’époque.
Beaucoup
de nos anciens, luttèrent et périrent au cours de ces affrontements
avec notre drapeau national à la main.
C’est ce même drapeau qui
aujourd’hui arbore fièrement une tête de maure portant un bandeau
relevé sur le front signifiant symboliquement le refus de
l’esclavage et l’ouverture au siècle des lumières qui annonçait la
naissance de principes nouveaux, qui plus tard allaient donner
naissance entre autre, à la déclaration universelle des droits de
l’homme, ou aux droits fondamentaux et imprescriptibles des peuples
à disposer d’eux même.
Aujourd’hui
en Corse L’état Français continue à utiliser des méthodes
répressives exécrables d’un autre âge et d’un autre temps. Ces
pratiques on pour but de terroriser la population, comme au cours
des dernières arrestations, et déportations ou l’on à vu de jeunes
militants nationalistes interpellés sans ménagements en pleine rue
par des policiers cagoulés et armés jusqu’aux dents.
Le paroxysme de ces agressions
policières a été atteint lors de la récente déportation de
plusieurs jeunes corses en les contraignants au port humiliant
d’un bandeau sur les yeux.
Nous rappelons que ces pratiques
traumatisantes et avilissantes étaient aussi utilisées autrefois
par la gestapo et l’armée allemande quand ils conduisaient les
résistants de l’époque au peloton d’exécution.
Nous espérons qu’ils n’iront pas
jusque là et qu’ils se souviendront que la peine de mort à été
abolie il y a quelques années y compris pour les nationalistes
corses.
Ces arrestations, se sont déroulées
quelques jours seulement après la venue de la ministre de
l’intérieure MAM, nul doute qu’elles étaient programmées pour un
effet médiatique, car quelques minutes à peine, après le début des
opérations une certaine presse savamment renseignée par les services
gouvernementaux déclarait, et ce encore une fois au mépris de la
présomption d’innocence que ces personnes appartenaient au
F.L.N.C U.C.
Cette
opération policière et politico judiciaire est en fait un écran de
fumée, destinée à masquer les méfaits de la politique de l’état en
Corse.
Elle vise à détourner l’attention de
notre peuple notamment sur les problèmes que pose la spéculation
immobilière, la dépossession de notre terre, et la scandaleuse
affaire du permis de construire de la dite Villa Segela est la pour
en témoigner.
Elle sert à aveugler l’opinion
publique corse, afin de mieux cacher l’écrasante responsabilité de
la France dans la déliquescence de notre société dans tous ces
domaines, sociaux, économiques et culturels.
Elle permet à Madame Alliot Marie
de continuer à bafouer les droits humains et à mentir sur le
rapprochement des prisonniers politiques corses et ainsi cautionner
l’inadmissible souffrance des familles.
Aujourd’hui en signe de solidarité
avec les victimes de cette répression, comme cela fut fait sur
notre drapeau au cours de notre histoire, nous relevons
symboliquement ce bandeau sur nos front pour signifier à cet Etat
toujours plus oppresseur, que nous n’acceptons pas l’obscurantisme
de ces manoeuvres, et que pour notre part cela fait longtemps que
nos yeux se sont ouverts sur la triste réalité des méfaits de sa
colonisation.
Ce soir par ce geste symbolique,
nous demandons à tous les Corses et à toutes les personnes éprisent
de justice et de liberté,de porter un regard attentif sur les
mauvais traitements infligés à leurs enfants et de relever le défit
pour que l’Etat Français cesse sa politique anti corse, outrancière
et outrageante.
En ce moment à Paris, ville qui
revendique le titre de capitale de la patrie des droits de l’homme
plusieurs de nos compatriotes sont auditionnés dans les locaux de
la police politique sous mandat d’une justice d’exception.
En ce moment plusieurs dizaines de
prisonniers politiques sont illégalement détenus en exil carcéral
dans les prisons françaises, certains depuis plus de 12 années.
En ce moment la répression
Française se fait aussi entendre de l’autre coté du globe ou
plusieurs de nos frères Kanaks syndicalistes independentistes de
L’USTKE viennent d’être condamnés pour avoir osé faire valoir leurs
droits syndicaux. Nous tenons ici à saluer leur courage et leur
abnégation à continuer à marcher sur le chemin de leur libération
sociale et politique.
En ce moment dans les commissariats
de nos deux grandes villes on continu à persécuter des militants
nationalistes.
Le CAR apporte son total soutien à
toutes les personnes victimes de ces pratiques honteuses.
Apres avoir connu les scandaleuses
méthodes, sur la forme et sur le fond de tentative de prélèvement
ADN, voila que nous devons subir d’indignes procédés de déportation.
Le CAR appel tous les corses à faire
entendre leur voix pour rejeter de façon claire et sans ambiguïté,
l’utilisation de tels procédés, avilissant pour la nature humaine.
U
troppu stroppia
Per u rispettu di i diritti umani, Per u rispettu di
u diritti di i populi, Libertà per i Patriotti.
C.A.R

L'interview de Jean Marie Poli sur Alta Frequenza


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Conférence de presse du CAR ce
mercredi soir à 19h30
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Le
23 Avril 2008 :
(
www.car-corsica.org )
Suite aux interpellations de ce début de semaine, le comité Anti
Répression organise ce mercredi soir une conférence de presse devant
le commissariat d'Aiacciu. Face à la répression aveugle, aux
brutalités policières de lundi, aux procès aux verdicts scandaleux
et à l'injustice pour les familles de nos frères incarcérés le
Comité Anti Répression vous invite à vous joindre à notre conférence
de presse dès 19H30 afin de soutenir les interpellés et tous les
patriotes incarcérés.
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Suite aux interpellations de ce lundi
matin, un rassemblement aura lieu ce soir
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Le
21 avril 2008 :
(
www.car-corsica.org )
Quelques jours seulement après le départ
de la Ministre de l’intérieur, MAM, les arrestations à grand renfort
de policiers d’élites, intervenues ce matin en pleine rue à
Aiacciu, visant 10 militants nationalistes en disent long sur les
véritables intentions de ce très haut fonctionnaire de L’Etat
Français , quant à la ligne politique qu’elle entend tenir en Corse.
Quid des
solutions à apporter dans tous les secteurs de la société corse en
état de déliquescence avancée. Quid des mesures en matière de
rapprochement des prisonniers politiques,.
Ce sera encore
et toujours la répression aveugle, les brutalités policières, les
procès aux verdicts scandaleux, l’arbitraire d’une justice d’exception,et
l’injustice pour les familles de nos frères incarcérés.
Le
C A R apporte son total soutien aux personnes inquiétées par ces
manœuvres juridico-politiques et appel à un rassemblement de
soutien ce soir devant le commissariat d’Aiacciu à partir de 20
heures
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Le Comité Anti Répression apporte son
soutien aux militants du peuple basque en procès
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Le
21 avril 2008 :
(
www.car-corsica.org )
Le
C.A.R apporte son indéfectible solidarité aux 27 militants basques
membres de l'association de défense des prisonniers politiques d'Euskadi,
qui ce lundi comparaîtront en procès à Madrid.
Ces
militants appartiennent au mouvement Pro-Amnistia/Askatasuna qui
depuis plus de trente ans regroupe l'ensemble des comités de soutien
aux prisonniers politiques basques (association des familles,
collectif d'avocat, association de la jeunesse, syndicalistes, etc).
Depuis
plusieurs années l'Etat espagnol, comme le fait l'Etat français en
Corse, tente par tous les moyens d'anéantir l'expression de la
légitime solidarité du peuple envers ses prisonniers politiques et
leurs familles.
Aujourd'hui le juge Garzon, bras armé d'une justice
antidémocratique, en arrêtant des responsables, des avocats du
collectif de défense et des portes paroles de Pro-Amnistia/Askatasuna
franchit une étape supplémentaire dans la répression du mouvement
public patriotique basque.
A
l'heure actuelle, la justice espagnole bafoue le secret
professionnel en perquisitionnant et photocopiant illégalement les
dossiers saisis dans les cabinets d'avocats du collectif:
Par le
procès qui s'ouvre ce lundi 21 avril l'Etat espagnol, avec la
complicité de l'Etat français, finalise une offensive judiciaire et
policière de grande envergure.
Pour
tenter d'éradiquer, au sein du peuple basque, toute solidarité
envers les prisonniers politiques, pour mieux les isoler, la
perversité de la justice d'exception fabrique des chefs
d'inculpations aussi fallacieux qu'inédits, comme :
Envoyer
un mandat à un prisonnier, participer à une manifestation, à une
conférence de presse, rédiger un simple communiqué en soutien aux
prisonniers politiques, exercer sa profession d'avocat ou de
journaliste est désormais assimilé à une appartenance à E.T.A.
Tout
ceci, aux yeux de la soi-disant justice espagnole, est passible de
10 ans de prison.
Parmi
les accusations, citons aussi les suivantes : avoir été militant
d’organisations sociales, de jeunes ou d’étudiants ; avoir eu une
relation sentimentale avec des prisonniers ou réfugiés politiques
basques ; avoir participé à des hommages aux prisonniers, etc.
Or,
ces activités, menées publiquement par les différentes associations,
ne peuvent en aucun cas être considérées comme délictuelles.
Ce
nouveau procès n’est qu’un rideau de fumée visant à discréditer une
organisation sociale, à criminaliser son travail de dénonciation des
violations des droits humains des prisonniers, réfugiés et déportés
basques et à éviter les marques de solidarité envers ce collectif.
Le
C.A.R. dénonce et s'insurge avec force contre de tels procédés qui
ne sont pas sans rappeler les persécutions politiques que vécut le
peuple basque à l'époque du franquisme.
En
effet aujourd'hui le gouvernement espagnol, par ces exemples de
violation de la liberté d’expression et des droits d’association et
de manifestation, démontre encore une fois qu'il refuse de s'engager
vers la nécessaire démarche de règlement politique de la question
basque.
Dans
le droit fil historique de ses relations fraternelles avec le peuple
basque et ses associations de défense des prisonniers politiques et
de leurs familles, le C.A.R., qui partage de nombreuses
revendications sur les conditions de détentions, notamment la
dénonciation de l'exil carcéral dont sont victimes les patriotes
corses et basques, assure toutes les personnes touchées par cette
oppression judiciaire de son soutien moral
et politique.
Evviva a lotta di i pighjuneri pulitichi pà a dignità è a libertà,
Evviva u populu bascu è u populu corsu,
Gora Euskal Herria
Libertà pà tutti i patriotti.
Cumitatu contr'à a Ripressione
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CarCorsica
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Anti Répression
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Le CAR participe à la journée
internationale des Prisonniers Politiques sur Paris
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Le
17 avril 2008 :
(
www.car-corsica.org )
Ce soir, au Centre
international de culture populaire, à Paris, une rencontre a réunie
plus d'une centaine de personnes dans le cadre de la Journée
internationale de solidarité avec les prisonniers politiques.
Pendant plus de quatre heures, les personnes présentes ont pu
entendre les témoignages de plusieurs représentants d'organisations
(Palestiniens, Basques, Corses, Mapuches, Turcs, militants
anti-impérialistes, etc.) luttant contre la répression et pour la
libération de tous les prisonniers politiques. Le CAR était présent
à cette initiative, par le biais de sa section à Paris, et a pu
présenter à la tribune la situation de nos prisonniers politiques,
la demande de rapprochement de ces derniers, la répression
quotidienne de l'état français dans notre pays et le déni de justice
dans les cours spéciales françaises, notamment dans l'affaire d'Yvan
Colonna. L'intervention du CAR s'est terminée par une salutation à
tous les peuples en lutte et à tous les prisonniers en résistance de
part de monde.
Intervention commune pour la soirée du 17 avril -
Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques
- au CICP - Paris
Il y a 4 ans, à Donostia (Saint Sébastien), au Pays
basque, les représentants de différents mouvements de libération et
des membres d’associations de lutte contre la répression se sont
réunis pour parler ensemble de la
question
des prisons, et pour initier des actions communes destinées à
favoriser l’information et la solidarité avec les prisonniers
politiques. Parmi ces actions, l'institution d'une Journée
internationale de solidarité avec les prisonniers politiques, le 17
avril de chaque année. Si cette date a été choisie, c'est parce
qu'elle est depuis 1975 celle de la Journée du prisonnier politique
palestinien, et que la lutte palestinienne est particulièrement
emblématique. Mais, bien sûr, d'autres dates auraient pu être
choisies, comme le 18 juin, en hommage aux grèves de prisonniers
politiques péruviens réprimées de façon particulièrement horrible en
1986, ou d'autres commémorations de luttes de prisonniers ailleurs
dans le monde.
Par delà les distances géographiques, les situations
historiques diverses, les conditions de lutte et les objectifs
différents, les mouvements de libération constatent en effet qu’ils
font face à des ennemis communs, partageant les mêmes méthodes de
répression contre l’expression des aspirations populaires. Parmi ces
méthodes, et au cœur de la violence exercée par les États
impérialistes et leurs représentants régionaux, se trouve l’usage
massif de l’emprisonnement à l’encontre non seulement de
combattants, mais de toutes les formes de lutte et de résistance.
Loin d’être un outil de régulation sociale, un mal
nécessaire, comme elle est communément présentée, la prison est
avant tout, d’une manière générale, un instrument politique de
contrôle et d’asservissement d’une société.
L’évolution récente du nombre de personnes incarcérées en France en
est une illustration : de 2001 à 2007, on est passé de 47 800 à plus
de 61 000, soit plus de 20 % d’augmentation, et ceci sans compter
les milliers de prisonniers dans les « centres de rétention » créés
ou agrandis ces derniers temps dans le cadre des politiques
d’expulsions à l’encontre des immigrés. Cette augmentation, qui ne
suit aucunement celle de la délinquance ou de la criminalité,
résulte directement de l’évolution des politiques pénales, avec
l’application de peines de prison beaucoup plus fréquentes et de
plus longue durée.
Derrière cette évolution, un message destiné à
l’ensemble de la société : toute difficulté, tout conflit, tout
problème social doit se résoudre par la contrainte, la menace, la
violence et la privation de liberté. Aussi, plus qu’un instrument
politique parmi d’autres, la prison est l’outil principal à la
disposition des classes dirigeantes pour façonner les sociétés
modernes, et faire qu’elles soient fondées sur la peur,
l’individualisme et l’isolement plutôt que sur la solidarité, les
projets collectifs et la recherche du bien commun.
Dirigée contre l’ensemble de la société, et
particulièrement contre les plus pauvres, la prison l’est donc tout
naturellement en priorité contre ceux qui, au sein de cette société,
résistent et s’opposent à l’injustice. L’emprisonnement politique,
partout dans le monde, progresse lorsque progressent la lutte
populaire et la remise en cause des dominations. Il s’accompagne de
diverses formes de persécution : la torture, l’éloignement, la
répression physique ou économique à l’encontre des familles ou des
proches, jusqu’à la simple élimination des prisonniers. Lorsqu’il
s’intègre à une politique de colonisation et d’occupation, il
constitue le moyen d’asphyxier un peuple, de détruire ses forces
vives pour tenter d’obtenir sa soumission. L’exemple de la
Palestine, où le nombre de personnes passées depuis 40 ans dans les
prisons israéliennes représente plus de 25 % de la population sous
occupation, est particulièrement significatif. Les situations au
Pérou, en Argentine et au Chili à l’encontre du peuple mapuche, au
Kurdistan, mais également tout près de nous au Pays basque ou en
Corse, sont là pour le confirmer.
Aujour d’hui, quatre ans après la Conférence de Donostia, force est de constater que, particulièrement en Europe, la
situation des prisonniers politiques a encore fortement empiré. Les
États européens, si prompts à donner des leçons de démocratie aux
pays du monde avec lesquels ils entretiennent des relations de
domination et d’exploitation, prêts même parfois à prendre du bout
des lèvres leurs distances avec le « grand frère » états-unien
lorsque celui-ci foule ouvertement aux pieds les droits humains les
plus élémentaires et l’habeas corpus en Irak ou à Guantanamo,
sont pourtant engagés clairement dans un même mouvement policier,
judiciaire et législatif de réduction des libertés et de
renforcement de l’arbitraire.
L’extension
juridique de la notion d’ « association de malfaiteurs » permettant
l’arrestation et la condamnation de militants sur la seule base de
leur participation à des réunions ou de l’expression de leurs
opinions, l’institution de nouvelles lois permettant de décider
rétroactivement l’augmentation de la durée de la peine d’un
prisonnier déjà condamné ou la prolongation indéterminée d’une
détention, l’interdiction de mouvements politiques sur la seule base
de leurs objectifs et l’emprisonnement de leurs dirigeants et
militants… : autant d’exemples qui, en Espagne, en Italie, en
France, montrent une évolution identique. A cela s’ajoute un
acharnement judiciaire renforcé à l’encontre des militants
anti-impérialistes : ex-militants de la Faction armée rouge ou
militants turques en Allemagne, militants d’Action directe, Georges
Ibrahim Abdallah ou réfugiés italiens en France, etc.
Face à cette situation, que faire ?
D’abord, ce pour quoi nous sommes là ce soir : nous
informer, et diffuser ensuite largement l’information autour de
nou s, afin de briser le mur de silence, d’indifférence ou de peur
sur lequel comptent les dominants pour poursuivre et amplifier leur
politique de répression et de criminalisation.
Ensuite, le faire ensemble, dans notre diversité.
Affirmer ensemble notre fraternité avec les luttes des prisonniers
dans le monde. Affirmer ensemble que la répression n’est jamais une
solution et ne pourra jamais annihiler la lutte d’un peuple ni les
aspirations internationales à plus de justice. Affirmer ensemble que
la prison, au même titre que l’esclavage ou la torture, fait partie
des atteintes à la dignité de la personne dont l’humanité doit se
libérer pour construire son avenir. La réunion de ce soir est un
modeste pas dans ce sens. Elle peut constituer le point de départ
d’autres initiatives, rassemblant d’autres associations et
mouvements de lutte, afin de faire mieux entendre notre voix à tous.
Enfin, chacun à notre niveau et selon nos
possibilités, apporter concrètement notre solidarité et notre aide
aux prisonniers et à leurs familles, et lutter ainsi contre
l’isolement dans lequel ils sont maintenus.
Vive la lutte des prisonniers politiques, en Europe et dans le
monde !
Signatures:
A.G.E.N., Campagne “Palestine 60 ans de
résistance”, Cumitatu contr'à a ripressione (CAR-Corsica), Collectif
pour la libération de Georges Ibrahim Abdhallah, Comité Perou,
Comité de solidarité avec le peuple basque-Paris, Comité Tayad, Ka
Kiñe, Ne Laissons Pas Faire, Secours Rouge.
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CarCorsica
©Comité
Anti Répression
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Corsica Nazione Indipendente et le
Comité Anti Répression tiennent à saluer la mémoire de Pierre
Sinoncelli
|
Le
14 avril 2008 :
(
www.car-corsica.org )
Après le décès de Pierre
Sinoncelli,
Corsica Nazione Indipendente et le Comité Anti Répression
tiennent à saluer la mémoire de ce militant inlassable de la cause
nationale corse, qui, des luttes estudiantines jusqu'à son
engagement associatif au sein d' i Naziunali, n'a jamais ménagé sa
peine et son ardeur au service de sa patrie.
Un patriottu si n'hè andatu per e sponde eterne, a
Terra è l'omi ùn si scurderanu di ellu.
Source photo :
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CarCorsica
©Comité
Anti Répression
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Conférence de presse du CAR au
lendemain de la visite de Michèle Alliot-Marie
|
Le
11 avril 2008 :
(
www.car-corsica.org )
Ce matin, le CAR a tenu
une conférence de presse devant la poste de Bastia.
Les responsables du CAR sont revenus sur les propos
de la nouvelle "Madame corse" du gouvernement français et ont exigé
une fois de plus que le rapprochement de l'ensemble des prisonniers
politiques.
Pour cela, le CAR en appelle à la solidarité de tous
les maires de Corse. En effet, devant les médias, les militants du
CAR ont posté 359 lettres destinées à l'ensemble des maires de Corse
pour leur demander de faire voter à leur conseil municipal une
délibération en faveur du retour de l'ensemble des prisonniers
politiques (condamnés et en détention préventive).
Les militants du CAR se sont ensuite rendus à la
mairie de Bastia pour remettre en mains propres à Emile Zuccarelli
la lettre qui lui était adressée. Ce dernier à déclaré être
favorable au retour de l'ensemble des condamnés.
Voici le texte de la conférence de presse

Suite à la venue du Ministre de l’intérieur de la
France, le CAR tient à apporter à madame le Ministre, et désormais à
la « Madame Corse » du gouvernement français, des précisions sur le
dossier des prisonniers politiques qu’elle semble ne pas connaître.
Tout d’abord, nous tenons à affirmer que le
gouvernement français n’a pas tenu ses promesses en ce qui concerne
le rapprochement des prisonniers. Et les chiffres annoncés devant
les médias hier sont la concrétisation de ce que le CAR dénonce
depuis des années. A savoir des transferts alibis, et encore à
doses… homéopathiques ! On nous annonce rien que pour le mois de
février 2008, « 8 transferts » et « 18 depuis le mois de
septembre ». Or, dans ces chiffres qui comprennent les politiques et
les droits commun entrent en compte des prisonniers comme Ampart qui
a purgé 8 années de détention dans les prisons françaises et qui a
été transféré à Borgu pour y passer 3 semaines… ou encore Cédric
Courbey, qui a été admis au régime de la semi-liberté, mais que l’on
a fait passer par le centre de détention de Borgu, une journée, pour
entrer dans les statistiques du gouvernement français.
Les seuls chiffres qui nous intéressent sont les
suivants : 50 prisonniers politiques, dont 17 condamnés, et
seulement 5 incarcérés à Borgu.
Lorsque la Ministre de l’intérieur dit « J’ai
également rappelé que dans les conditions du rapprochement, il y
avait eu un assouplissement, puisque au départ, seules les personnes
qui étaient à trois ans de la fin de leur peine pouvaient être
rapprochées. Ceci a été étendu à 5 ans », elle veut sans doute
faire croire à une grande mansuétude de l’Etat français. Mais, elle
se trouve en contradiction flagrante avec les propos de son
prédécesseur (Nicolas Sarkozy) qui avait annoncé que le
rapprochement concernerait tous les prisonniers, quelle que soit
la nature et la longueur de leur peine. La déclaration de la
Ministre se heurte également au code de procédure pénal français qui
a été transformé par la loi du 20 mars 2003 qui a supprimé toute
référence au quantum de peine restante en ce qui concerne le choix
du type d’établissement lors d’une affectation. En fait, dans la
nouvelle loi, le plus important n’est plus le choix du type
d’établissement (Maison Centrale, CD) mais l’autorité qui sera
compétente dans ce choix, en l’occurrence en ce qui concerne les
prisonniers politiques (officiellement condamnés pour actes de
terrorisme), c’est le ministre de la justice qui décide de
l’affectation dans l’établissement de son choix (c.f. article D80 du
code de procédure pénal en annexe).

Cette déclaration de la Ministre se heurte également
aux faits, puisque un détenu de droit commun condamné à la réclusion
criminelle à perpétuité et un prisonnier politique condamné à 15 ans
(et à qui il restait bien plus de 5 ans à purger) ont été transféré
au centre de détention de Borgu, preuve, s’il en était besoin, que
le gouvernement français pourrait tout à fait, s’il le souhaitait,
faire rentrer à Borgu l’ensemble des prisonniers politiques.
Mais, c’est une autre attitude que le gouvernement
français à choisi, celle de faire croire à l’opinion publique à un
rapprochement, en ne faisant revenir en Corse que les prisonniers en
fin de peine qui devraient être en liberté conditionnelle. Et
pendant ce temps, les « longues peines » attendent toujours de
pouvoir revoir régulièrement les leurs.
Quant à la promesse de construction d’une nouvelle
prison (qui en est toujours à l’état de projet depuis 4 ans…), que
les choses soient claires, nous n’attendrons pas des années avant de
voir revenir nos prisonniers.
Face à cette situation de blocage évidente, le CAR en
appelle à tous les maires de Corse, afin qu’ils demandent à leur
conseil municipal de délibérer en faveur du retour en Corse de
l’ensemble des prisonniers politiques corses, condamnés et prévenus
dont personne ne parle.
Cumitatu contr’à A Ripressione
Article D.80 du Code de procédure pénal
Modifié par décret n°2007-749 du 9 mai 2007 – art. 8
() JORF 10 mai 2007 en vigueur le 1er juin 2007. Modifié
par
Décret n°2007-931 du 15 mai 2007 - art. 17 (V) JORF 16 mai 2007 en
vigueur le 1er juin 2007
Le ministre de la justice dispose d'une compétence
d'affectation des condamnés dans toutes les catégories
d'établissement. Sa compétence est exclusive pour les
affectations dans les maisons centrales et les quartiers maison
centrale ainsi que pour décider de l'affectation :
- des
condamnés à une ou plusieurs peines dont la durée totale est
supérieure ou égale à dix ans et dont la durée de l'incarcération
restant à subir au moment où leur condamnation ou la dernière de
leurs condamnations est devenue définitive est supérieure à cinq ans
;
- des
condamnés à raison d'actes de terrorisme tels que prévus et réprimés
par les articles 421-1 à 421-5 du code pénal ainsi que des condamnés
ayant fait l'objet d'une inscription au répertoire des détenus
particulièrement signalés, prévu par l'article D. 276-1.
Le directeur interrégional des services
pénitentiaires est compétent pour décider de l'affectation, dans les
centres de détention ou quartiers centre de détention, les centres
de semi-liberté ou quartiers de semi-liberté, les centres pour
peines aménagées ou quartiers pour peines aménagées, les maisons
d'arrêt ou quartiers maison d'arrêt, les établissements spécialisés
pour mineurs et les quartiers des mineurs des établissements
pénitentiaires des autres condamnés. Il peut déléguer sa compétence
aux directeurs des établissements pénitentiaires comprenant un
quartier maison d'arrêt et un quartier centre de détention, pour
l'affectation des condamnés qui y sont incarcérés et auxquels il
reste à subir, au moment où leur condamnation ou la dernière de
leurs condamnations est devenue définitive, une incarcération d'une
durée inférieure à deux ans.
(…)
Copie de la lettre adressée aux 360 maires de Corse :
Monsieur
le Maire,
Nous vous
adressons ce courrier, ainsi qu’aux 359 autres maires de Corse afin
de demander à votre conseil municipal de prendre une délibération
humanitaire en faveur du rapprochement des prisonniers politiques
corses.
Depuis
2001, de nombreux ministres (Intérieur, Justice et Premier ministre)
et même le Président de la République française, se sont prononcés
en faveur du rapprochement des prisonniers condamnés. Ces prises de
position se sont même transformées en promesses ces derniers mois
lors de la venue de Nicolas Sarkozy à l’Assemblée de Corse.
Malgré
cela, la situation ne change pas et une grande majorité des
prisonniers politiques corses est toujours incarcérée en France. En
effet, sur 50 prisonniers politiques, seuls 5 purgent actuellement
leur peine au Centre de Détention de Borgu.
L’incarcération hors de Corse est une double peine. Chaque
déplacement coûte une fortune pour les familles (billet d’avion,
voiture de location ou taxi, restaurant, hébergement, jours sans
travailler, etc.) qui ne peuvent plus se rendre régulièrement auprès
des leurs, sans parler des dangers pour la santé. Des enfants
grandissent en voyant leur père une ou deux fois par an, des femmes
ne voient plus leur mari que 4 à 5 fois par an, des grands-parents
restent des années sans revoir leur petits-enfants et parfois même
s’en vont sans les avoir revus…
L’Etat
français ne peut même pas prétexter un manque de place à Borgu pour
expliquer cette non application de la loi, des directives
européennes et des promesses ministérielles et présidentielles sur
le rapprochement des prisonniers, puisque le Centre de Détention
n’est jamais plein à 100 %. Il y a assez de places disponibles pour
faire revenir tous les prisonniers politiques, et en cas de manque
de place, rien n’interdit qu’ils attendent en maison d’arrêt (à
Borgu) qu’une cellule se libère au Centre de Détention.
Mais,
c’est un autre choix que le gouvernement français fait, c’est celui
de tromper l’opinion publique en faisant croire que le rapprochement
est en cours à l’aide de transferts alibis. En effet, pour faire du
chiffre et faire croire à un règlement de la question, on multiplie
les transferts inutiles en faisant revenir en Corse des prisonniers
qui sont en toute fin de peine et qui devraient être libérés en
conditionnelle. Et systématiquement, c’est le prisonnier le plus
proche de la libération qui est transféré. Dans ces conditions, les
longues peines (perpétuité, 28 ans, 25 ans...) ne seront jamais
rapprochées, alors que ce sont ces prisonniers qui en ont le plus
besoin.
De même,
personne ne parle de ceux qui sont en détention préventive, qui eux
aussi subissent l’exil. Alors que la France est régulièrement
condamnée par l’Europe pour non respect des délais raisonnables
d’incarcération préventive.
Aussi, et sans que cela ne puisse être considéré
comme un soutien à l’action politique des
patriotes emprisonnés, nous vous demandons de soumettre ce texte à
votre conseil municipal afin qu’il prenne une délibération à
vocation humanitaire en faveur du retour en Corse de l’ensemble des
prisonniers politiques, condamnés et prévenus (en détention
préventive). Si tel était le cas, nous vous saurions gré d’avoir
l’amabilité de nous le faire savoir par retour de courrier.
Sûrs de
pouvoir compter sur votre soutien humanitaire à notre revendication
du rapprochement des prisonniers politiques, qui ne serait que
l’application des lois et des promesses présidentielles, nous vous
prions d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de notre
considération.
Cumitatu contr’à A Ripressione
Ecouter l'interview de
Jean Philippe Antolini, porte parole du CAR (Source Alta Frequenza)
Ecouter la réaction de
Michèle Alliot-Marie suite à la demande de Jean Guy Talamoni (Alta
Frequenza)
Ecouter la demande au
Ministre de Jean Guy Talamoni mandaté par le CAR (Alta Frequenza)
Source photo :
www.car-corsica.org ,
Carcorsica, Archives du site.
Source info :
CarCorsica
©Comité
Anti Répression
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