LIBERTÀ PER TUTTI I PATRIOTTI


Le CAR lance un appel à soutien :

Chers compatriotes chers amis, ils ont besoin de vous, nous avons besoin de vous, vous qui êtes tous les jours, à l'écoute des souffrances de nos frères incarcérés. Nous avons besoin de votre présence à nos manifestations revendicatrices quand cela vous sera possible, mais nous avons aussi besoin pour continuer à développer nos actions de solidarité envers les patriotes corses de votre participation financière. Aussi nous vous invitons à l'orée de cette année nouvelle à consulter notre site et à y effectuer des achats de soutien via la boutique du C.A.R. ou bien de procéder à un don en ligne à partir de 5€ sur ce même site.

Ghjuvan'Maria Poli
Porta Voce
C.A.R

La boutique de l'Associu Sulidarità en ligne
http://www.associu-sulidarita.org/


Le CAR dénonce la persécution policière contre une mère de famille

Le 30 Avril 2008 :  (  www.car-corsica.com ) Le CAR dénonce la persécution policière dont est à nouveau victime aujourd’hui  une mère de famille.

La santé précaire de cette personne, déjà mise a mal par une difficile et longue maladie, est gravement et inutilement  mise en danger par les incessantes et traumatisantes  interpellations  ou  convocations judiciaires.

Le CAR apporte son total soutien à cette personne et exige  que l’on mette fin à de telles pratiques.

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CarCorsica
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Comité Anti Répression

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Nouvelles interpellations jeudi et vendredi, le CAR appelle à un rassemblement

Le 25 Avril 200 :  (  www.car-corsica.com ) Les vagues de rafles sur les militants nationalistes continuent  et s’intensifient  chaque jour. Apres les lamentables et inadmissibles opérations policières de ces dernières heures, de nouvelles arrestation  au quotidien se succèdent sans discontinuer.

Certaines d’entre elles concernent des femmes  dont une, enceinte de 8 mois et une autre qui livre actuellement  un difficile combat face à une grave maladie.

Le CAR dénonce les  persécutions sciemment organisées contre ces  hommes et ces femmes  de notre peuple dont le seul tord être  de vouloir affirmer leur sentiment national ou d’être des proches de militant ou sympathisants de la cause patriotique.

Le CAR appel à un rassemblement  de soutien  ce soir devant le commissariat à partir de 20 heures.  

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Comité Anti Répression

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Comité Anti Répression Corse : Solidarité avec les syndicalistes Kanaks de l'USTKE

Le 21 Avril 2008 :  (  www.car-corsica.com ) Le Comité anti-répression (CAR) condamne avec fermeté les peines de prison ferme rendues aujourd’hui par la Cour coloniale de Nouméa à l’encontre de nos camarades du syndicat indépendantiste USTKE.

L’Etat français a la mémoire courte et joue avec le feu, à quelques semaines de la triste commémoration du massacre d’Ouvéa, la condamnation des membres de l’USTKE ne va pas dans la voie de l’apaisement et de la paix sociale en Kanaky. Comme en Corse, où deux militants du STC encourent des peines de trente ans dans l’affaire du Pascal Paoli.

En tant que militants corses, il est de notre devoir d’exprimer notre solidarité avec nos frères et sœurs kanaks dans leur voie vers l’indépendance.

Le CAR dénonce une nouvelle fois la criminalisation du mouvement social kanak par la justice coloniale française. Nous exigeons l’abandon des peines de prison pour les syndicalistes kanaks, ainsi que l’arrêt de toute poursuite à leur encontre et l’ouverture immédiate de négociation avec l’entreprise CARSUD, filiale de Véolia (multinationale française qui opprime les peuples de Corse jusqu’en Nouvelle-Calédonie).

Cumitatu contr’à A Ripressione

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Comité Anti Répression

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Reportage de France 3 Corse sur la conférence de presse et sur les arrestations "Guantanamo"

http://corse.france3.fr/

 
Conférence de presse du C.A.R dans son intégralité

 

 

 
Texte de la conférence de presse du CAR

Le 23 Avril 2008 :  (  www.car-corsica.org ) Nous sommes seulement à quelques jours de la date anniversaire de la bataille de Ponte Novu, ou il y a de cela 239 années de nombreux et valeureux patriotes livraient une ultime bataille pour défendre la liberté de notre peuple face à l’obscurantisme colonial français de l’époque.

 Beaucoup de nos anciens, luttèrent et périrent au cours de ces affrontements avec notre drapeau national à la main.

C’est ce  même drapeau qui aujourd’hui arbore fièrement une tête de maure portant un bandeau relevé sur le front signifiant symboliquement le refus de l’esclavage et l’ouverture au siècle des lumières qui annonçait la naissance de principes nouveaux, qui plus tard allaient donner naissance entre autre, à la déclaration  universelle des droits de l’homme, ou aux droits fondamentaux et  imprescriptibles des peuples à disposer d’eux même.

 Aujourd’hui en Corse L’état Français continue à utiliser des méthodes répressives exécrables  d’un autre âge et d’un autre temps. Ces pratiques on pour but de terroriser la population, comme au cours  des dernières arrestations, et déportations ou l’on à vu de jeunes militants nationalistes interpellés  sans ménagements en pleine rue par des policiers cagoulés et armés jusqu’aux dents.

Le paroxysme de ces agressions policières a été atteint lors de la récente  déportation de plusieurs jeunes corses en  les contraignants au port  humiliant d’un  bandeau sur les yeux.

Nous rappelons que ces pratiques traumatisantes et avilissantes  étaient  aussi utilisées autrefois par la gestapo et l’armée allemande quand ils conduisaient les résistants de l’époque au peloton d’exécution.

Nous espérons  qu’ils n’iront pas jusque là et qu’ils se souviendront que la peine de mort à été abolie il y a quelques années y compris pour les nationalistes corses.

Ces arrestations, se sont déroulées quelques jours seulement  après la venue de la ministre de l’intérieure MAM, nul doute qu’elles étaient programmées pour un  effet médiatique, car quelques minutes à peine, après le début des opérations une certaine presse savamment renseignée par les services gouvernementaux déclarait, et ce encore une fois  au mépris de la présomption d’innocence que ces personnes appartenaient au F.L.N.C  U.C.

 Cette opération policière et politico judiciaire est en fait un écran de fumée, destinée à  masquer les méfaits de la politique de l’état en Corse.

Elle vise à détourner l’attention de notre peuple notamment sur les problèmes que pose la spéculation immobilière, la dépossession de notre terre, et la scandaleuse affaire du permis de construire de la dite Villa Segela est la pour en témoigner.

Elle sert  à aveugler l’opinion publique corse, afin de mieux cacher l’écrasante responsabilité de la France dans la déliquescence de notre société dans tous ces domaines, sociaux, économiques et culturels.

Elle permet à Madame Alliot Marie de continuer à bafouer les droits humains et à mentir sur le rapprochement des prisonniers politiques corses et  ainsi cautionner l’inadmissible souffrance des familles.

Aujourd’hui en signe de solidarité  avec les victimes de cette  répression, comme cela fut fait sur notre drapeau au cours de notre histoire, nous relevons symboliquement ce bandeau sur nos front pour signifier à cet Etat toujours plus oppresseur, que nous n’acceptons pas l’obscurantisme de ces manoeuvres, et que pour notre part  cela fait longtemps que nos yeux se sont ouverts sur la triste réalité des méfaits de sa colonisation.

Ce soir  par ce geste symbolique, nous demandons à tous les Corses et à toutes les personnes éprisent  de justice et de liberté,de porter un regard attentif sur les mauvais traitements infligés à leurs enfants et  de relever le défit pour  que l’Etat Français cesse sa politique anti corse, outrancière et outrageante.

En ce moment à Paris, ville qui revendique  le titre de capitale de la patrie des droits de l’homme plusieurs de nos compatriotes sont auditionnés dans les locaux  de la police politique sous mandat d’une justice d’exception.

En ce moment plusieurs dizaines de prisonniers politiques sont illégalement détenus en exil carcéral dans les prisons françaises, certains depuis plus de 12 années.

 En ce moment la répression  Française se fait aussi entendre  de l’autre coté du globe ou  plusieurs de nos frères Kanaks syndicalistes independentistes  de L’USTKE  viennent d’être condamnés pour avoir osé faire valoir leurs droits syndicaux. Nous tenons ici  à saluer leur courage et leur abnégation à continuer  à marcher sur  le chemin de leur  libération sociale et politique.    

En ce moment dans les commissariats de nos deux grandes villes on continu à persécuter des  militants nationalistes.

Le CAR  apporte son total soutien à toutes les personnes victimes de ces pratiques honteuses.

Apres avoir connu les scandaleuses méthodes, sur la forme et sur le fond de tentative de prélèvement ADN, voila que nous devons subir d’indignes procédés de déportation.

Le CAR appel tous les corses à faire entendre leur voix pour  rejeter de façon claire  et sans ambiguïté, l’utilisation de tels procédés, avilissant pour la nature humaine.

 

U troppu stroppia

Per u rispettu di i diritti umani, Per u rispettu di u diritti di i  populi, Libertà per i Patriotti.

C.A.R


L'interview de Jean Marie Poli sur Alta Frequenza

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Conférence de presse du CAR ce mercredi soir à 19h30

Le 23 Avril 2008 :  (  www.car-corsica.org ) Suite aux interpellations de ce début de semaine, le comité Anti Répression organise ce mercredi soir une conférence de presse devant le commissariat d'Aiacciu. Face à la répression aveugle, aux brutalités policières de lundi, aux procès aux verdicts scandaleux et à l'injustice pour les familles de nos frères incarcérés le Comité Anti Répression vous invite à vous joindre à notre conférence de presse dès 19H30 afin de soutenir les interpellés et tous les patriotes incarcérés.

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Suite aux interpellations de ce lundi matin, un rassemblement aura lieu ce soir

Le 21 avril 2008 :  (  www.car-corsica.org ) Quelques jours seulement après le départ de la Ministre de l’intérieur, MAM, les arrestations à grand renfort de policiers d’élites,  intervenues ce matin en pleine rue  à Aiacciu, visant 10 militants nationalistes en disent  long sur les  véritables intentions de ce très haut fonctionnaire de L’Etat Français , quant à la ligne politique qu’elle entend tenir en Corse.

Quid des solutions à apporter dans tous les secteurs de la société corse en  état de déliquescence avancée. Quid des mesures en matière de rapprochement des prisonniers politiques,.

Ce sera encore et toujours la répression aveugle, les brutalités policières,  les procès  aux verdicts scandaleux, l’arbitraire d’une justice d’exception,et l’injustice pour les familles de nos frères incarcérés.

 Le  C A R  apporte son total soutien aux personnes inquiétées par ces manœuvres  juridico-politiques et appel à un rassemblement de soutien ce soir devant le commissariat d’Aiacciu à partir de 20 heures

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Le Comité Anti Répression apporte son soutien aux militants du peuple basque en procès

Le 21 avril 2008 :  (  www.car-corsica.org )  Le C.A.R apporte son indéfectible solidarité aux 27 militants basques membres de l'association de défense des prisonniers politiques d'Euskadi, qui ce lundi comparaîtront en procès à Madrid.

Ces militants appartiennent au mouvement Pro-Amnistia/Askatasuna qui depuis plus de trente ans regroupe l'ensemble des comités de soutien aux prisonniers politiques basques (association des familles, collectif d'avocat, association de la jeunesse, syndicalistes, etc).

Depuis plusieurs années l'Etat espagnol, comme le fait l'Etat français en Corse, tente par tous les moyens d'anéantir l'expression de la légitime solidarité du peuple envers ses prisonniers politiques et leurs familles.

Aujourd'hui le juge Garzon, bras armé d'une justice antidémocratique, en arrêtant des responsables, des avocats du collectif de défense et des portes paroles de Pro-Amnistia/Askatasuna franchit une étape supplémentaire dans la répression du mouvement public patriotique basque.

A l'heure actuelle, la justice espagnole bafoue le secret professionnel en perquisitionnant et photocopiant illégalement les dossiers saisis dans les cabinets d'avocats du collectif:

Par le procès qui s'ouvre ce lundi 21 avril l'Etat espagnol, avec la complicité de l'Etat français, finalise une offensive judiciaire et policière de grande envergure.

Pour tenter d'éradiquer, au sein du peuple basque, toute solidarité envers les prisonniers politiques, pour mieux les isoler, la perversité de la justice d'exception fabrique des chefs d'inculpations aussi fallacieux qu'inédits, comme :

Envoyer un mandat à un prisonnier, participer à une manifestation, à une conférence de presse, rédiger un simple communiqué en soutien aux prisonniers politiques, exercer sa profession d'avocat ou de journaliste est désormais assimilé à une appartenance à E.T.A.

Tout ceci, aux yeux de la soi-disant justice espagnole, est passible de 10 ans de prison.

Parmi les accusations, citons aussi les suivantes : avoir été militant d’organisations sociales, de jeunes ou d’étudiants ; avoir eu une relation sentimentale avec des prisonniers ou réfugiés politiques basques ; avoir participé à des hommages aux prisonniers, etc.

Or, ces activités, menées publiquement par les différentes associations, ne peuvent en aucun cas être considérées comme délictuelles.

Ce nouveau procès n’est qu’un rideau de fumée visant à discréditer une organisation sociale, à criminaliser son travail de dénonciation des violations des droits humains des prisonniers, réfugiés et déportés basques et à éviter les marques de solidarité envers ce collectif.

Le C.A.R. dénonce et s'insurge avec force contre de tels procédés qui ne sont pas sans rappeler les persécutions politiques que vécut le peuple basque à l'époque du franquisme.

En effet aujourd'hui le gouvernement espagnol, par ces exemples de violation de la liberté d’expression et des droits d’association et de manifestation, démontre encore une fois qu'il refuse de s'engager vers la nécessaire démarche de règlement politique de la question basque.

Dans le droit fil historique de ses relations fraternelles avec le peuple basque et ses associations de défense des prisonniers politiques et de leurs familles, le C.A.R., qui partage de nombreuses revendications sur les conditions de détentions, notamment la dénonciation de l'exil carcéral dont sont victimes les patriotes corses et basques, assure toutes les personnes touchées par cette oppression judiciaire de son soutien moral et politique.

 

Evviva a lotta di i pighjuneri pulitichi pà a dignità è a libertà,

Evviva u populu bascu è  u populu corsu,

Gora Euskal Herria

Libertà pà tutti i patriotti.

Cumitatu contr'à a Ripressione

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Le CAR participe à la journée internationale des Prisonniers Politiques sur Paris

Le 17 avril 2008 :  (  www.car-corsica.org ) Ce soir, au Centre international de culture populaire, à Paris, une rencontre a réunie plus d'une centaine de personnes dans le cadre de la Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques. Pendant plus de quatre heures, les personnes présentes ont pu entendre les témoignages de plusieurs représentants d'organisations (Palestiniens, Basques, Corses, Mapuches, Turcs, militants anti-impérialistes, etc.) luttant contre la répression et pour la libération de tous les prisonniers politiques. Le CAR était présent à cette initiative, par le biais de sa section à Paris, et a pu présenter à la tribune la situation de nos prisonniers politiques, la demande de rapprochement de ces derniers, la répression quotidienne de l'état français dans notre pays et le déni de justice dans les cours spéciales françaises, notamment dans l'affaire d'Yvan Colonna. L'intervention du CAR s'est terminée par une salutation à tous les peuples en lutte et à tous les prisonniers en résistance de part de monde.

Intervention commune pour la soirée du 17 avril - Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques - au CICP - Paris

Il y a 4 ans, à Donostia (Saint Sébastien), au Pays basque, les représentants de différents mouvements de libération et des membres d’associations de lutte contre la répression se sont réunis pour parler ensemble de la question des prisons, et pour initier des actions communes destinées à favoriser l’information et la solidarité avec les prisonniers politiques. Parmi ces actions, l'institution d'une Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques, le 17 avril de chaque année. Si cette date a été choisie, c'est parce qu'elle est depuis 1975 celle de la Journée du prisonnier politique palestinien, et que la lutte palestinienne est particulièrement emblématique. Mais, bien sûr, d'autres dates auraient pu être choisies, comme le 18 juin, en hommage aux grèves de prisonniers politiques péruviens réprimées de façon particulièrement horrible en 1986, ou d'autres commémorations de luttes de prisonniers ailleurs dans le monde.

Par delà les distances géographiques, les situations historiques diverses, les conditions de lutte et les objectifs différents, les mouvements de libération constatent en effet qu’ils font face à des ennemis communs, partageant les mêmes méthodes de répression contre l’expression des aspirations populaires. Parmi ces méthodes, et au cœur de la violence exercée par les États impérialistes et leurs représentants régionaux, se trouve l’usage massif de l’emprisonnement à l’encontre non seulement de combattants, mais de toutes les formes de lutte et de résistance.

Loin d’être un outil de régulation sociale, un mal nécessaire, comme elle est communément présentée, la prison est avant tout, d’une manière générale, un instrument politique de contrôle et d’asservissement d’une société. L’évolution récente du nombre de personnes incarcérées en France en est une illustration : de 2001 à 2007, on est passé de 47 800 à plus de 61 000, soit plus de 20 % d’augmentation, et ceci sans compter les milliers de prisonniers dans les « centres de rétention » créés ou agrandis ces derniers temps dans le cadre des politiques d’expulsions à l’encontre des immigrés. Cette augmentation, qui ne suit aucunement celle de la délinquance ou de la criminalité, résulte directement de l’évolution des politiques pénales, avec l’application de peines de prison beaucoup plus fréquentes et de plus longue durée.

Derrière cette évolution, un message destiné à l’ensemble de la société : toute difficulté, tout conflit, tout problème social doit se résoudre par la contrainte, la menace, la violence et la privation de liberté. Aussi, plus qu’un instrument politique parmi d’autres, la prison est l’outil principal à la disposition des classes dirigeantes pour façonner les sociétés modernes, et faire qu’elles soient fondées sur la peur, l’individualisme et l’isolement plutôt que sur la solidarité, les projets collectifs et la recherche du bien commun.

Dirigée contre l’ensemble de la société, et particulièrement contre les plus pauvres, la prison l’est donc tout naturellement en priorité contre ceux qui, au sein de cette société, résistent et s’opposent à l’injustice. L’emprisonnement politique, partout dans le monde, progresse lorsque progressent la lutte populaire et la remise en cause des dominations. Il s’accompagne de diverses formes de persécution : la torture, l’éloignement, la répression physique ou économique à l’encontre des familles ou des proches, jusqu’à la simple élimination des prisonniers. Lorsqu’il s’intègre à une politique de colonisation et d’occupation, il constitue le moyen d’asphyxier un peuple, de détruire ses forces vives pour tenter d’obtenir sa soumission. L’exemple de la Palestine, où le nombre de personnes passées depuis 40 ans dans les prisons israéliennes représente plus de 25 % de la population sous occupation, est particulièrement significatif. Les situations au Pérou, en Argentine et au Chili à l’encontre du peuple mapuche, au Kurdistan, mais également tout près de nous au Pays basque ou en Corse, sont là pour le confirmer.

Aujourd’hui, quatre ans après la Conférence de Donostia, force est de constater que, particulièrement en Europe, la situation des prisonniers politiques a encore fortement empiré. Les États européens, si prompts à donner des leçons de démocratie aux pays du monde avec lesquels ils entretiennent des relations de domination et d’exploitation, prêts même parfois à prendre du bout des lèvres leurs distances avec le « grand frère » états-unien lorsque celui-ci foule ouvertement aux pieds les droits humains les plus élémentaires et l’habeas corpus en Irak ou à Guantanamo, sont pourtant engagés clairement dans un même mouvement policier, judiciaire et législatif de réduction des libertés et de renforcement de l’arbitraire.

L’extension juridique de la notion d’ « association de malfaiteurs » permettant l’arrestation et la condamnation de militants sur la seule base de leur participation à des réunions ou de l’expression de leurs opinions, l’institution de nouvelles lois permettant de décider rétroactivement l’augmentation de la durée de la peine d’un prisonnier déjà condamné ou la prolongation indéterminée d’une détention, l’interdiction de mouvements politiques sur la seule base de leurs objectifs et l’emprisonnement de leurs dirigeants et militants… : autant d’exemples qui, en Espagne, en Italie, en France, montrent une évolution identique. A cela s’ajoute un acharnement judiciaire renforcé à l’encontre des militants anti-impérialistes : ex-militants de la Faction armée rouge ou militants turques en Allemagne, militants d’Action directe, Georges Ibrahim Abdallah ou réfugiés italiens en France, etc.

Face à cette situation, que faire ?

D’abord, ce pour quoi nous sommes là ce soir : nous informer, et diffuser ensuite largement l’information autour de nous, afin de briser le mur de silence, d’indifférence ou de peur sur lequel comptent les dominants pour poursuivre et amplifier leur politique de répression et de criminalisation.

Ensuite, le faire ensemble, dans notre diversité. Affirmer ensemble notre fraternité avec les luttes des prisonniers dans le monde. Affirmer ensemble que la répression n’est jamais une solution et ne pourra jamais annihiler la lutte d’un peuple ni les aspirations internationales à plus de justice. Affirmer ensemble que la prison, au même titre que l’esclavage ou la torture, fait partie des atteintes à la dignité de la personne dont l’humanité doit se libérer pour construire son avenir. La réunion de ce soir est un modeste pas dans ce sens. Elle peut constituer le point de départ d’autres initiatives, rassemblant d’autres associations et mouvements de lutte, afin de faire mieux entendre notre voix à tous.

Enfin, chacun à notre niveau et selon nos possibilités, apporter concrètement notre solidarité et notre aide aux prisonniers et à leurs familles, et lutter ainsi contre l’isolement dans lequel ils sont maintenus.

Vive la lutte des prisonniers politiques, en Europe et dans le monde !

Signatures:
A.G.E.N., Campagne “Palestine 60 ans de résistance”, Cumitatu contr'à a ripressione (CAR-Corsica), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdhallah, Comité Perou, Comité de solidarité avec le peuple basque-Paris, Comité Tayad, Ka Kiñe, Ne Laissons Pas Faire, Secours Rouge.

 

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Corsica Nazione Indipendente et le Comité Anti Répression tiennent à saluer la mémoire de Pierre Sinoncelli

Le 14 avril 2008 :  (  www.car-corsica.org ) Après le décès de Pierre Sinoncelli, Corsica Nazione Indipendente et le Comité Anti Répression tiennent à saluer la mémoire de ce militant inlassable de la cause nationale corse, qui,  des luttes estudiantines jusqu'à son engagement associatif  au sein d' i Naziunali,  n'a jamais ménagé sa peine et son ardeur au service de sa patrie. Un patriottu si n'hè andatu per e sponde eterne, a Terra è l'omi ùn si scurderanu di ellu.

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Conférence de presse du CAR au lendemain de la visite de Michèle Alliot-Marie

Le 11 avril 2008 :  (  www.car-corsica.org )

Ce matin, le CAR a tenu une conférence de presse devant la poste de Bastia.

Les responsables du CAR sont revenus sur les propos de la nouvelle "Madame corse" du gouvernement français et ont exigé une fois de plus que le rapprochement de l'ensemble des prisonniers politiques.

Pour cela, le CAR en appelle à la solidarité de tous les maires de Corse. En effet, devant les médias, les militants du CAR ont posté 359 lettres destinées à l'ensemble des maires de Corse pour leur demander de faire voter à leur conseil municipal une délibération en faveur du retour de l'ensemble des prisonniers politiques (condamnés et en détention préventive).

Les militants du CAR se sont ensuite rendus à la mairie de Bastia pour remettre en mains propres à Emile Zuccarelli la lettre qui lui était adressée. Ce dernier à déclaré être favorable au retour de l'ensemble des condamnés.

Voici le texte de la conférence de presse

Suite à la venue du Ministre de l’intérieur de la France, le CAR tient à apporter à madame le Ministre, et désormais à la « Madame Corse » du gouvernement français, des précisions sur le dossier des prisonniers politiques qu’elle semble ne pas connaître.

Tout d’abord, nous tenons à affirmer que le gouvernement français n’a pas tenu ses promesses en ce qui concerne le rapprochement des prisonniers. Et les chiffres annoncés devant les médias hier sont la concrétisation de ce que le CAR dénonce depuis des années. A savoir des transferts alibis, et encore à doses… homéopathiques ! On nous annonce rien que pour le mois de février 2008, « 8 transferts » et « 18 depuis le mois de septembre ». Or, dans ces chiffres qui comprennent les politiques et les droits commun entrent en compte des prisonniers comme Ampart qui a purgé 8 années de détention dans les prisons françaises et qui a été transféré à Borgu pour y passer 3 semaines… ou encore Cédric Courbey, qui a été admis au régime de la semi-liberté, mais que l’on a fait passer par le centre de détention de Borgu, une journée, pour entrer dans les statistiques du gouvernement français.

Les seuls chiffres qui nous intéressent sont les suivants : 50 prisonniers politiques, dont 17 condamnés, et seulement 5 incarcérés à Borgu.

Lorsque la Ministre de l’intérieur dit « J’ai également rappelé que dans les conditions du rapprochement, il y avait eu un assouplissement, puisque au départ, seules les personnes qui étaient à trois ans de la fin de leur peine pouvaient être rapprochées. Ceci a été étendu à 5 ans », elle veut sans doute faire croire à une grande mansuétude de l’Etat français. Mais, elle se trouve en contradiction flagrante avec les propos de son prédécesseur (Nicolas Sarkozy) qui avait annoncé que le rapprochement concernerait tous les prisonniers, quelle que soit la nature et la longueur de leur peine. La déclaration de la Ministre se heurte également au code de procédure pénal français qui a été transformé par la loi du 20 mars 2003 qui a supprimé toute référence au quantum de peine restante en ce qui concerne le choix du type d’établissement lors d’une affectation. En fait, dans la nouvelle loi, le plus important n’est plus le choix du type d’établissement (Maison Centrale, CD) mais l’autorité qui sera compétente dans ce choix, en l’occurrence en ce qui concerne les prisonniers politiques (officiellement condamnés pour actes de terrorisme), c’est le ministre de la justice qui décide de l’affectation dans l’établissement de son choix (c.f. article D80 du code de procédure pénal en annexe).

Cette déclaration de la Ministre se heurte également aux faits, puisque un détenu de droit commun condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et un prisonnier politique condamné à 15 ans (et à qui il restait bien plus de 5 ans à purger) ont été transféré au centre de détention de Borgu, preuve, s’il en était besoin, que le gouvernement français pourrait tout à fait, s’il le souhaitait, faire rentrer à Borgu l’ensemble des prisonniers politiques.

Mais, c’est une autre attitude que le gouvernement français à choisi, celle de faire croire à l’opinion publique à un rapprochement, en ne faisant revenir en Corse que les prisonniers en fin de peine qui devraient être en liberté conditionnelle. Et pendant ce temps, les « longues peines » attendent toujours de pouvoir revoir régulièrement les leurs.

Quant à la promesse de construction d’une nouvelle prison (qui en est toujours à l’état de projet depuis 4 ans…), que les choses soient claires, nous n’attendrons pas des années avant de voir revenir nos prisonniers.

Face à cette situation de blocage évidente, le CAR en appelle à tous les maires de Corse, afin qu’ils demandent à leur conseil municipal de délibérer en faveur du retour en Corse de l’ensemble des prisonniers politiques corses, condamnés et prévenus dont personne ne parle.

Cumitatu contr’à A Ripressione

Article D.80 du Code de procédure pénal 

Modifié par décret n°2007-749 du 9 mai 2007 – art. 8 () JORF 10 mai 2007 en vigueur le 1er juin 2007. Modifié par Décret n°2007-931 du 15 mai 2007 - art. 17 (V) JORF 16 mai 2007 en vigueur le 1er juin 2007

Le ministre de la justice dispose d'une compétence d'affectation des condamnés dans toutes les catégories d'établissement. Sa compétence est exclusive pour les affectations dans les maisons centrales et les quartiers maison centrale ainsi que pour décider de l'affectation :

- des condamnés à une ou plusieurs peines dont la durée totale est supérieure ou égale à dix ans et dont la durée de l'incarcération restant à subir au moment où leur condamnation ou la dernière de leurs condamnations est devenue définitive est supérieure à cinq ans ;

- des condamnés à raison d'actes de terrorisme tels que prévus et réprimés par les articles 421-1 à 421-5 du code pénal ainsi que des condamnés ayant fait l'objet d'une inscription au répertoire des détenus particulièrement signalés, prévu par l'article D. 276-1.

Le directeur interrégional des services pénitentiaires est compétent pour décider de l'affectation, dans les centres de détention ou quartiers centre de détention, les centres de semi-liberté ou quartiers de semi-liberté, les centres pour peines aménagées ou quartiers pour peines aménagées, les maisons d'arrêt ou quartiers maison d'arrêt, les établissements spécialisés pour mineurs et les quartiers des mineurs des établissements pénitentiaires des autres condamnés. Il peut déléguer sa compétence aux directeurs des établissements pénitentiaires comprenant un quartier maison d'arrêt et un quartier centre de détention, pour l'affectation des condamnés qui y sont incarcérés et auxquels il reste à subir, au moment où leur condamnation ou la dernière de leurs condamnations est devenue définitive, une incarcération d'une durée inférieure à deux ans.

(…)

Copie de la lettre adressée aux 360 maires de Corse :

Monsieur le Maire,

Nous vous adressons ce courrier, ainsi qu’aux 359 autres maires de Corse afin de demander à votre conseil municipal de prendre une délibération humanitaire en faveur du rapprochement des prisonniers politiques corses.

Depuis 2001, de nombreux ministres (Intérieur, Justice et Premier ministre) et même le Président de la République française, se sont prononcés en faveur du rapprochement des prisonniers condamnés. Ces prises de position se sont même transformées en promesses ces derniers mois lors de la venue de Nicolas Sarkozy à l’Assemblée de Corse.

Malgré cela, la situation ne change pas et une grande majorité des prisonniers politiques corses est toujours incarcérée en France. En effet, sur 50 prisonniers politiques, seuls 5 purgent actuellement leur peine au Centre de Détention de Borgu.

L’incarcération hors de Corse est une double peine. Chaque déplacement coûte une fortune pour les familles (billet d’avion, voiture de location ou taxi, restaurant, hébergement, jours sans travailler, etc.) qui ne peuvent plus se rendre régulièrement auprès des leurs, sans parler des dangers pour la santé. Des enfants grandissent en voyant leur père une ou deux fois par an, des femmes ne voient plus leur mari que 4 à 5 fois par an, des grands-parents restent des années sans revoir leur petits-enfants et parfois même s’en vont sans les avoir revus…

L’Etat français ne peut même pas prétexter un manque de place à Borgu pour expliquer cette non application de la loi, des directives européennes et des promesses ministérielles et présidentielles sur le rapprochement des prisonniers, puisque le Centre de Détention n’est jamais plein à 100 %. Il y a assez de places disponibles pour faire revenir tous les prisonniers politiques, et en cas de manque de place, rien n’interdit qu’ils attendent en maison d’arrêt (à Borgu) qu’une cellule se libère au Centre de Détention.

Mais, c’est un autre choix que le gouvernement français fait, c’est celui de tromper l’opinion publique en faisant croire que le rapprochement est en cours à l’aide de transferts alibis. En effet, pour faire du chiffre et faire croire à un règlement de la question, on multiplie les transferts inutiles en faisant revenir en Corse des prisonniers qui sont en toute fin de peine et qui devraient être libérés en conditionnelle. Et systématiquement, c’est le prisonnier le plus proche de la libération qui est transféré. Dans ces conditions, les longues peines (perpétuité, 28 ans, 25 ans...) ne seront jamais rapprochées, alors que ce sont ces prisonniers qui en ont le plus besoin.

De même, personne ne parle de ceux qui sont en détention préventive, qui eux aussi subissent l’exil. Alors que la France est régulièrement condamnée par l’Europe pour non respect des délais raisonnables d’incarcération préventive.

Aussi, et sans que cela ne puisse être considéré comme un soutien à l’action politique des patriotes emprisonnés, nous vous demandons de soumettre ce texte à votre conseil municipal afin qu’il prenne une délibération à vocation humanitaire en faveur du retour en Corse de l’ensemble des prisonniers politiques, condamnés et prévenus (en détention préventive). Si tel était le cas, nous vous saurions gré d’avoir l’amabilité de nous le faire savoir par retour de courrier.

Sûrs de pouvoir compter sur votre soutien humanitaire à notre revendication du rapprochement des prisonniers politiques, qui ne serait que l’application des lois et des promesses présidentielles, nous vous prions d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de notre considération.

 

Cumitatu contr’à A Ripressione

 

Ecouter l'interview de Jean Philippe Antolini, porte parole du CAR (Source Alta Frequenza)

Ecouter la réaction de Michèle Alliot-Marie suite à la demande de Jean Guy Talamoni (Alta Frequenza)

Ecouter la demande au Ministre de Jean Guy Talamoni mandaté par le CAR (Alta Frequenza)

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Mimoria Tramandata : MALA MORTI PA U SO POPULU

Le 4 avril 2008 :  (  www.car-corsica.org ) Mimoria Tramandata est l'invité d'Alta Frequenza pour la sortie de son dernier album "Mala Morti pà u su populu". Un album très engagé politiquement et culturellement, dont la pochette aujourd'hui provoque quelques débats animés sur l'interprétation que l'on peut lui donner. 

Au delà de la polémique évènementielle que provoque la pochette, le groupe, l'album, ses chansons (textes) se positionnent clairement dans le riacquistu des années 70 à aujourd'hui.  Pour mieux comprendre, connaitre ou découvrir ce groupe il vous suffit d'écouter l'interview qu'ils ont accordée à la radio Corse Alta Frequenza

L'interview de Mimoria Tramandata sur Alta Frequenza du 4 avril 2008 (partie 1)

L'interview de Mimoria Tramandata sur Alta Frequenza du 4 avril 2008 (patrie 2)

Mimoria Tramandata, groupe militant culturel, a fait un don de CD AUDIO important à l'Associu Sulidarità afin de soutenir les prisonniers politiques et leurs familles. Voici un extrait de leur album en vidéo


dessin : Marco Manattini

Vous pouvez le commander sur le site de l'Associu Sulidarità http://www.associu-sulidarita.org/boutik/catalog/index.php?cPath=115

Vous pouvez contacter le groupe Mimoria Tramandata :

Mimoria Tramandata
C/o TRAMINI
Vignola
20119 BASTELICA.
mimoriatramandata@orange.fr

D'autres albums sont en vente sur le site du groupe : http://mimoriatramandata.pagesperso-orange.fr/

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